Anglais des affaires et soft skills : les clés pour se démarquer sur le marché de l’emploi

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« À travers cet article, Mme Amel BOUSSETTA, enseignante universitaire d’anglais et formatrice en soft skills, nous livre son expertise et son éclairage sur les compétences essentielles pour mieux se démarquer, réussir son insertion professionnelle et évoluer dans un monde du travail en pleine transformation. »

Dans un marché de l’emploi de plus en plus compétitif, le diplôme et les compétences techniques restent indispensables, mais ils ne suffisent plus toujours à faire la différence. Les entreprises recherchent aujourd’hui des profils capables de mobiliser leurs connaissances, mais aussi de communiquer efficacement, de travailler en équipe, de s’adapter et de faire preuve d’initiative.

Cette évolution s’explique notamment par les transformations rapides du monde professionnel et par le développement de l’intelligence artificielle et des outils numériques, qui facilitent considérablement l’accès à l’information et aux connaissances.

Par conséquent, ce qui permet à un candidat de se distinguer ne se limite plus à ce qu’il sait, mais concerne également la manière dont il utilise et valorise ce qu’il sait. Dans ce contexte, la maîtrise de l’anglais, et particulièrement de l’anglais des affaires, constitue un véritable atout pour l’employabilité.

L’anglais des affaires ne consiste pas simplement à connaître un vocabulaire spécialisé : il s’agit de savoir utiliser la langue dans des situations professionnelles concrètes, qu’il s’agisse de rédiger un courrier, de participer à une réunion, de présenter un projet, de négocier ou d’échanger avec des clients et des partenaires. Dans un environnement professionnel de plus en plus international, l’anglais devient ainsi un outil d’ouverture, de communication et d’évolution.

Il permet d’accéder à davantage d’informations, d’élargir son réseau et de saisir de nouvelles opportunités. Mais la maîtrise de la langue ne suffit pas à elle seule.

La langue est un outil ; la manière dont on utilise cet outil fait toute la différence.

Une personne peut avoir un excellent niveau d’anglais et pourtant manquer d’impact dans sa communication. La confiance en soi, l’écoute, l’intelligence émotionnelle, l’adaptabilité, la capacité à travailler en équipe ou encore le leadership permettent de transformer une compétence linguistique en véritable compétence professionnelle.

C’est cette complémentarité entre le savoir-faire et le savoir-être qui permet au candidat de mieux valoriser son profil et de se démarquer.

Enfin, les soft skills ne sont pas des qualités réservées à certaines personnes qui seraient naturellement plus communicatives ou plus à l’aise avec les autres. Certaines personnes peuvent effectivement avoir des dispositions naturelles, mais ces compétences peuvent être développées et perfectionnées. Les étudiants peuvent les travailler à travers leurs stages, leurs projets, les clubs universitaires, les associations, le bénévolat ou même les jobs étudiants, qui permettent de développer la responsabilité, le travail en équipe, l’adaptabilité et la communication.

Il s’agit d’identifier ses points forts, de les développer et de les valoriser, tout en travaillant sur ses points à améliorer. Les compétences techniques constituent la base, l’anglais élargit les horizons, et les soft skills permettent de se distinguer, de valoriser son potentiel et d’évoluer professionnellement.

 

Mehdi EL KANTAOUI: Editeur du magazine en ligne Tunisia-universities.com

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